La meilleure équipe a gagné ce mercredi.
L'Ecosse
a livré un match remarquable de cohérence et de concentration, avec une
qualité exceptionnelle de première passe de relance, une absence de
faute dans les zônes sensibles, et bien sûr une lutte de tous les
instants sur tous les ballons.
La France ne méritait pas de
l'emporter hier. Elle a surtout manqué l'occasion au match aller, face à
une équipe d'une faiblesse atterrante et totalement dominée dans tous
les compartiments de jeu. Elle n'a pas voulu chercher la victoire samedi
dernier. Et hier, elle n'avait pas la composition idéale pour faire la
différence dans un match à sa portée.
Ce n'est pourtant ni le talent ni la classe qui manquaient sur le terrain, et les Français avaient sans doute de meilleures individualités
et un jeu court plus lêché, mais à l'instar des Portugais lors de la
dernière Coupe du Monde, la passe à dix n'aura presque jamais débouché
sur un centre, ou alors un centrounet loupé dans le meilleur des cas.
Comme Pauleta à l'été 2006, Trézéguet aura multiplié les appels et les
décalages sans jamais recevoir le cuir dans de bonnes conditions.
Dommage
: les Bleus parvenaient souvent à faire la différence dans la phase
préparatoire - généralement par des fusées à tête chercheuse sautant une
ligne à ras de terre (une fois seulement par les airs). Et leurs
redoublements à la Harlem Globe Trotter dans un mouchoir de poche
fonctionnaient souvent, mais pour combien de véritables occasions de but
?
A nouveau peu constant tout au long du match, Ribéry aura bien
réalisé quelques belles percées et tenté des centres en retrait, mais
généralement sans trouver de partenaire.
A nouveau remarquable
dans la protection du ballon et la défense en amont, Anelka aura
bien trouvé sa place la plus pertinente en seconde mi-temps, à semer la
panique sur le flanc droit de la défense écossaise, mais pour se voir
déloger peu de temps après par un Benzema qui méritait plus de temps de
jeu.
A nouveau impressionnant dans la récupération, Lassana
Diarra aura pour sa part montré ses limites dans une dernière passe qui
n'est clairement pas sa spécialité. Pour une splendide ouverture entre
les jambes d'un défenseur écossais, combien d'attaques avortées ? Willy
Sagnol n'a pas les mêmes qualités, mais son absence sautait aux yeux
hier.
Avec Samir Nasri au coeur du dispositif offensif, les uns
comme les autres pouvaient se concentrer sur ce qu'ils savent faire.
Mais le Marseillais n'est entré que pour un bouquet final trop tardif.
Quoi
qu'il en soit, le meilleur acteur du match fut sans conteste le 12e
homme écossais : la Tartan Army a marché sur Paris et régné sans partage
sur le Parc des Princes.
footlog archives
(NOUVEAU : suivez footlog sur Twitter @footlogbis)
Original: Victoire logique pour l'Ecosse (20070913)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Copyright Stephane MOT 2003-2025 - Welcome to my personal portal : Stephanemot.com - blogules - blogules (VF) - mot-bile - footlog - Seoul Village - footlog archives - blogules archives - blogules archives (VF) - dragedies - Little Shop of Errors - Citizen Came -La Ligue des Oublies - Errlines - Warning : Weapons of Mass Disinformation - Copyright Stephane MOT
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire