Deux buts et une
passe décisive pour Gronaldo (qui refait Sienne la Serie A - Veni, Vidi,
Vici), un nul et une galette rouge vif pour son ancien compère David
Beckham (qui ressort sa fameuse râclette face au Betis de Fernandez ;
une recette bien fouettée inventée pendant la Coupe du Monde 1998 face à
l'Argentine). Y'a pas à dire, la cuisine toscane, ça change
du chocolate con churros.
Le PSG, lui, persiste dans sa cuisine
moléculaire façon el Bulli, à déstructurer le bon sens et martyriser la
matière footballistique sous des conditions de température et de
pression pour le moins anormales. A force de brûler tous les cierges de
la Capitale et de mobiliser tous les marabouts de Paname, le club est
parvenu à enchaîner une troisième victoire de rang. En une semaine, le
déficit de chance accumulé depuis le début de la saison s'est ainsi
transformé en un excédent budgétaire susceptible de financer les
programmes électoraux des 46 candidats déclarés à la Présidentielle
2007.
Assister à ce nouveau miracle a demandé un peu de patience
au téléspectateur, condamné à supporter Alexandre Ruiz jusqu'au bout de
Jour de Foot. Non content de nous pointer de son sempiternel doigt
accusateur, l'Ibèresexuel du PAF nous a même infligé un postillon de
dernière minute. Comme si les poils dans la soupe ne suffisaient pas...
Il était temps que le générique de fin renvoie ce sombre boxeur
solitaire dans les cordes de la nuit.
Et en attendant ce fameux
Nuit de Foot, j'ai observé Empoli faire cuire à petit feu la Roma sous
le soleil éclatant de Toscane et dans un stade vide. J'ai pu
mesurer combien, sans le bruit de fond des supporters, la simulation à
l'Italienne pouvait s'entendre : on repère tout de suite celui qui se
croit à Cinnecitta, et l'on entend tout de suite celui dont le tibia se
brise effectivement.
Le cinéma italien est sorti de la crise
lorsqu'il a retrouvé une certaine qualité mais pour cela, il a fallu
vider les salles. De cet édifiant benchmarking, le Calcio semble
avoir déduit que le football Italien n'aura de chance de revivre qu'une
fois qu'il se sera débarassé du supporter Italien. Les clubs doivent
donc trouver de nouvelles recettes pour survivre.
Le modeste club
du Scala de Milan évolue pour le moment en Serie S, mais envisage très
sérieusement de monter en série A grâce à un recrutement pour le moins
innovant : sinon au niveau des joueurs (le Scala est condamné à
conserver une équipe de divas liées par des contrats courant sur
plusieurs saisons), au niveau des sponsors. Le fabricant de mannequins
pour vitrines de mode Elite a en effet été sollicité pour fournir 20.000
supporters aux couleurs du club. La question de l'animation visuelle
étant résolue, restait à donner de la voix à un stade toujours
désespérément silencieux. Le président du club, par ailleurs actionnaire
de l'opéra, a eu la bonne idée de réserver les 80 invitations tolérées
par le règlement des matchs à huis clos aux 80 plus grands ténors de la
péninsule.
La recette semble avoir du bon : le Scala a
brillamment sorti la Roma de la Coupe d'Italie sous l'air de Cosi fan
Totti. A la fin du match, l'entraîneur laziale a lâché, dépité : "Ce
Scala a peut-être un petit budget, il a du coffre. Cela servira de leçon
à nos joueurs, qui n'ont l'habitude de croiser des Series S que dans
les parkings de leur centre d'entraînement."
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Original: Ibèresexuels et Calcio : vieilles recettes et nouvelles casseroles (20070218)
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